Qu'est-ce que le TOC ?
Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) associe des obsessions (des pensées, des images ou des doutes qui reviennent et angoissent) et des compulsions, ou rituels : des actes, visibles ou dans la tête, que l'on répète pour faire baisser l'angoisse. Laver, vérifier, ranger, compter ou demander à être rassuré·e en sont des exemples.
Selon l'Inserm (Santé.fr, 2021), il débute le plus souvent dans l'enfance ou chez le jeune adulte et ne disparaît en général pas tout seul, mais une prise en charge est le plus souvent efficace. Ce n'est pas un défaut de caractère.
Ce que décrit ce test : six thèmes
- Contamination et lavage : la peur de la saleté ou des microbes, le besoin de se laver ou de nettoyer.
- Vérification et responsabilité : la crainte d'avoir causé un malheur, le besoin de revérifier.
- Pensées qui dérangent : des pensées ou des images qui s'imposent, choquent et font culpabiliser.
- Ordre et symétrie : le besoin que les choses soient rangées, alignées ou « justes ».
- Rituels dans la tête : compter, répéter ou annuler une pensée sans que personne ne le voie.
- Besoin d'être rassuré·e : demander ou chercher sans cesse des réponses qui apaisent.
Le test pose aussi quelques questions sur le retentissement : le temps que cela prend, la gêne, l'évitement et la difficulté à résister. Ce sont elles qui comptent le plus quand on réfléchit à en parler à un professionnel.
Les pensées dérangeantes sont banales
Presque tout le monde a, de temps en temps, une pensée ou une image dérangeante qui surgit sans raison. Dans une étude menée auprès de 1 473 adultes de la population générale, dans sept pays, les auteurs concluent que ces pensées indésirables sont courantes d'une culture à l'autre (Pascual-Vera et coll., 2019).
Ce qui distingue une gêne qui mérite un avis, ce n'est donc pas le contenu de la pensée, mais le temps qu'elle prend, la détresse qu'elle cause et ce qu'elle empêche de faire. Le NIMH, aux États-Unis, décrit des symptômes qui prennent souvent beaucoup de temps et provoquent une détresse importante ou une gêne dans la vie quotidienne. Avoir une pensée dérangeante ne veut pas dire, en soi, la désirer ni risquer de la faire.
D'où viennent nos questions, et pourquoi elles ne sont pas validées
Les 24 phrases sont écrites par nos soins. Elles s'inspirent des grandes familles de symptômes décrites par la recherche (McKay et coll., 2004 ; Abramowitz et coll., 2010) : contamination, vérification, pensées qui dérangent, ordre. Nous y avons ajouté les rituels dans la tête et la recherche de réassurance, souvent oubliés, ainsi que des questions sur le temps, la gêne, l'évitement et la difficulté à résister.
Les questionnaires utilisés par les chercheurs et les soignants appartiennent à leurs auteurs, qui en réservent l'usage sur un site commercial : nous n'en reprenons aucune phrase et aucun chiffre-repère. En contrepartie, nos questions ne sont pas validées par une étude : le résultat ne note rien et ne se compare à rien. Il reflète ce que vous dites, en mots.
Quand en parler à un médecin ou à un psychologue
Il vaut la peine d'en parler dès que ces pensées ou ces gestes prennent beaucoup de temps, font souffrir ou gênent le travail, les études ou la vie de famille, ou si vous évitez des lieux ou des situations. Commencez par votre médecin traitant ; un psychiatre ou un psychologue formé aux thérapies cognitives et comportementales peut ensuite prendre le relais.
- Des idées de mort ou de vous faire du mal : parlez-en aujourd'hui. En France, le 3114 répond 24 h/24, gratuitement ; en danger immédiat, le 15 ou le 112.
- Une impossibilité de sortir, de manger ou de dormir à cause des rituels : voyez votre médecin rapidement.
- Une tristesse qui dure : le test de dépression est gratuit.
Ces conseils et les numéros d'aide ne sont jamais payants. Ailleurs qu'en France : Belgique 0800 32 123, Suisse 143, Canada 9-8-8, Maurice 800 9393. L'AFTOC (aftoc.org), association agréée en France, organise des groupes de parole.
Que contient votre synthèse « Comprendre et préparer son rendez-vous » ?
Une fiche à emporter qui résume vos réponses en vos mots, avec des lignes à compléter ; le cercle obsession, angoisse, rituel, soulagement bref expliqué avec vos réponses ; les rituels qu'on ne voit pas (dans la tête, la réassurance, l'évitement) ; ce que dit la recherche sur la thérapie avec exposition, avec ses chiffres et ses limites ; comment trouver un professionnel formé et les questions à lui poser ; un carnet d'auto-observation à remplir avant le rendez-vous ; des conseils pour vos proches. Les références sont citées et ont été lues en ligne.
La synthèse ne contient aucune note et aucune comparaison avec des moyennes.
Ce que ce test ne fait pas
- Il ne dit pas si vous avez ou non un TOC : ce n'est pas un diagnostic, et seul un professionnel de santé peut comprendre votre situation.
- Il ne propose aucun programme d'exposition à faire seul·e. L'exposition avec prévention de la réponse est la thérapie la mieux étudiée, mais elle se prépare avec un professionnel formé, étape par étape. La synthèse l'explique, sans la mettre dans vos mains.
- Il ne rassure pas à vide : aucune phrase du type « tout va bien ». Refaire le test pour se rassurer peut devenir un rituel de plus.
- Il ne remplace ni un médecin, ni un psychologue.