Ce que ce test est, et ce qu'il n'est pas
Ce questionnaire est un outil d'auto-observation : il vous aide à mettre des mots sur ce que vous vivez, à voir dans quels domaines vous vous reconnaissez le plus, et à préparer un échange avec un professionnel de santé.
Ce n'est pas un diagnostic. Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic, après un entretien approfondi. Les questions sont écrites par nos soins, non validées par une étude : elles ne remplacent aucun examen et ne répondent pas à la question « est-ce de l'autisme ? ». Elles sont rédigées par l'équipe MyMindTests, qui n'est pas une équipe de santé.
Ce qu'explorent les questions : six domaines et le camouflage
- Relations et échanges : prendre la parole, se faire des amis, se sentir proche ou à côté.
- Communication et sous-entendus : regard, ton de la voix, ironie, sens littéral.
- Routines et besoin de prévisibilité : repères, changements, imprévus.
- Gestes et habitudes répétés : se balancer, tapoter, manipuler un objet, répéter un mot.
- Intérêts très intenses : un sujet qui absorbe et dont on retient mille détails.
- Sensations : bruits, lumières, textures, foules.
S'y ajoutent les efforts d'adaptation aux autres (préparer ce qu'on va dire, cacher ce qui se voit, se fondre dans le groupe) et leur coût, vos souvenirs d'enfance (« depuis toujours » ou « seulement maintenant »), et quelques questions sur le moment présent (fatigue, humeur, attention, peur du regard des autres), parce qu'elles peuvent aussi expliquer vos réponses.
Pourquoi pas de note ni de pourcentage ?
Parce qu'un chiffre sur ce sujet serait trompeur. Le groupement des centres ressources autisme écrit que les questionnaires trouvés sur internet ne sont pas assez spécifiques de l'autisme : beaucoup de personnes qui les remplissent obtiennent des résultats « en faveur de l'autisme » alors qu'elles ont d'autres difficultés, comme de l'anxiété, une phobie sociale ou une dépression. Nous préférons donc décrire ce que vous répondez, domaine par domaine, plutôt que de vous donner un verdict.
Les quatre mots que vous verrez (peu, un peu, assez, beaucoup) indiquent seulement la moyenne de vos réponses sur l'échelle. Ils ne se comparent à rien ni à personne.
Ce qui ressemble à l'autisme, mais vient parfois d'ailleurs
Se sentir à part dans un groupe, être épuisé·e après les contacts, préférer les routines ou être sensible au bruit peut avoir plusieurs explications : la peur du regard des autres, l'attention et l'agitation, la tristesse ou les soucis, la fatigue d'une période chargée. Ces explications peuvent aussi coexister avec l'autisme. C'est pourquoi le test pose quelques questions sur le moment présent, et pourquoi le profil détaillé présente des chiffres publiés dans la recherche sur ces recoupements.
Un professionnel de santé mentale saura les distinguer avec vous. Le but du test n'est pas de trancher, mais de vous aider à décrire précisément ce que vous vivez.
D'où viennent les questions ?
Nous avons écrit nos propres phrases à partir des critères décrits pour l'autisme chez l'adulte (le DSM-5, résumé par les Centers for Disease Control and Prevention américains) : réciprocité et relations, communication non verbale, gestes répétés, routines, intérêts intenses, sensations, début dans l'enfance.
Pour le camouflage, nous nous sommes appuyés sur les trois formes décrites par Hull et ses collègues en 2019 (compensation, masquage, assimilation), et sur l'idée de l'inventaire CATI (English et coll., 2021) de séparer sensations, routines et camouflage. Nous n'avons repris aucune phrase ni aucune limite chiffrée de ces outils. Les questionnaires les plus connus sont soit protégés, soit conçus pour être utilisés par des soignants et non seuls sur internet.
Que contient votre profil détaillé ?
Vos réponses expliquées domaine par domaine, avec les phrases qui vous ressemblent le plus et le moment où vous situez ces particularités (depuis l'enfance ou plus récemment) ; le camouflage et ce qu'il coûte ; ce qui ressemble à l'autisme mais vient parfois d'ailleurs, avec des chiffres sourcés ; une fiche à imprimer pour préparer votre rendez-vous (exemples d'aujourd'hui et d'enfance à noter, documents à réunir, questions à poser) ; la démarche en France (psychiatre ou psychologue, centres ressources autisme, MDPH) ; et des idées d'aménagements à essayer, présentées comme des idées, jamais comme un traitement.
L'aide, elle, n'est jamais payante : le conseil d'en parler à un professionnel et les numéros d'écoute sont déjà dans le résultat gratuit.
En parler à quelqu'un : par où commencer
En France, les centres ressources autisme invitent à consulter d'abord un professionnel de santé mentale, psychiatre ou psychologue, en centre médico-psychologique ou en libéral. Votre médecin traitant peut vous y orienter. Si, après un examen approfondi, ce professionnel soupçonne de l'autisme, il peut contacter le centre ressources de votre région.
Si vous traversez un moment difficile ou si vous avez des idées noires, vous n'avez pas à attendre la fin du questionnaire : en France, le 3114 répond 24 h/24, gratuitement.