Des chiffres s'affichent un par un, puis vous les tapez dans le même ordre. À chaque réussite, la suite s'allonge d'un chiffre. La plus longue suite que vous retenez s'appelle votre empan : c'est la mesure la plus simple de la mémoire à court terme, celle qu'utilisent les psychologues dans leurs bilans. Gratuit, sans inscription.
💡Le saviez-vous ?Entre 18 et 49 ans, l'âge ne change presque rien à l'empan de chiffres : le nombre d'années d'études compte un peu plus que l'âge.Source : Tamayo et al., Neurología, 2012 (179 adultes)
Comment ça marche ?
1Regardez les chiffres qui s'affichent un par un, une seconde chacun.
2Tapez-les dans le même ordre, au clavier ou sur le grand pavé à l'écran.
3La suite s'allonge à chaque réussite ; deux erreurs à la même longueur, et c'est fini.
Qu'est-ce que l'empan mnésique ?
L'empan, c'est le nombre d'éléments que vous pouvez garder en tête d'un seul coup, dans l'ordre, juste après les avoir vus ou entendus. Il mesure la mémoire à court terme : celle qui retient un code le temps de le taper, ou un numéro de téléphone entre le papier et le clavier.
Ce test reprend la règle de l'épreuve des psychologues (les échelles de Wechsler) : on commence court, à 3 chiffres, on ajoute un chiffre à chaque réussite, et l'on s'arrête après deux échecs à la même longueur. Votre score est la plus longue suite réussie. Les chiffres vont de 1 à 9, jamais deux fois de suite le même, et sans « escalier » facile comme 4-5-6.
Quel est l'empan moyen d'un adulte ?
Chez 179 adultes espagnols de 18 à 49 ans, testés à voix haute, le score du milieu était de 6 chiffres (Tamayo et al., 2012). Voici, pour chaque score, combien d'adultes sur 100 font ce score ou moins :
5 chiffres : 19 à 28 sur 100 ;
6 chiffres : 41 à 59 sur 100 ;
7 chiffres : 82 à 89 sur 100 ;
8 chiffres : 95 à 97 sur 100 ;
9 chiffres : plus de 99 sur 100.
Dans cette tranche d'âge, l'âge ne jouait presque pas. Après 50 ans, l'empan baisse un peu (Monaco et al., 2013), sans s'effondrer : retenir moins de chiffres qu'à 25 ans est normal.
Pourquoi votre score n'est qu'un repère
Chez le psychologue, les chiffres sont dits à voix haute et répétés de vive voix. Ici, vous les voyez et vous les tapez : la tâche est proche, mais pas identique. La langue compte aussi : on retient plus facilement des chiffres dont le nom est court à prononcer (Ellis et Hennelly, 1980). Enfin, la fatigue et la distraction pèsent beaucoup sur une épreuve aussi courte. Comparez-vous d'abord à vous-même, d'une partie à l'autre.
Astuces pour retenir plus de chiffres
Regrouper aide : « 4 7 2 9 1 5 » se retient mieux en deux paquets, « 472 » puis « 915 ». Se répéter la suite à voix basse pendant qu'elle s'affiche aide aussi. Ces astuces sont permises : elles sont exactement ce que fait votre mémoire de travail quand elle s'organise. Et si vous ratez, l'écran vous montre la bonne suite : regardez où l'erreur s'est glissée.
Questions fréquentes
Quel est un bon score au test de mémoire des chiffres ?
6 chiffres est le score du milieu chez les adultes de 18 à 49 ans. Avec 7 chiffres, vous faites aussi bien ou mieux que 82 à 89 adultes sur 100 ; avec 8, que 95 à 97 sur 100 (Tamayo et al., 2012).
Pourquoi les chiffres s'affichent-ils une seconde chacun ?
C'est le rythme de l'épreuve classique des psychologues : un chiffre par seconde. Le garder permet de comparer votre score, avec prudence, aux résultats publiés.
Peut-on jouer au clavier ?
Oui : tapez les chiffres au clavier ou au pavé numérique, Retour arrière pour corriger, Entrée pour valider. Sur téléphone, un grand pavé s'affiche à l'écran.
Ce test peut-il révéler un trouble de la mémoire ?
Non. C'est un jeu court, fait sur écran, qui ne remplace aucun bilan. Si des oublis vous inquiètent au quotidien, parlez-en à un médecin.
Sources : Tamayo F. et al. (2012), normes NEURONORMA pour les jeunes adultes, Neurología 27(6):319-329 · Monaco M., Costa A., Caltagirone C. et Carlesimo G. A. (2013), Forward and backward span for verbal and visuo-spatial data: standardization and normative data from an Italian adult population, Neurological Sciences 34(5):749-754 · Ellis N. C. et Hennelly R. A. (1980), A bilingual word-length effect, British Journal of Psychology 71:43-51.
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